Nouvel Haiti: Des asilés sans asile

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Le passage du séisme du 12 janvier dernier dans la capitale haïtienne est la goutte d'eau qui a fait renverser la coupe déjà quasiment pleine des responsables de l'Asile communal et de ses nécessiteux pensionnaires. Au comble de leur misère, ces derniers sont aujourd'hui hébergés sous des tentes à l'intérieur de l'enceinte du centre. La visite, ce mercredi 3 février, d'une équipe de la Caisse d'assistance sociale (CAS) dans les locaux de cette institution fait l'effet d'une éclaircie dans le ciel sombre de ces asilés.

Une équipe de la Caisse d'assistance sociale (CAS) emmenée par le directeur général de cette entité du Ministère des Affaires sociales, Hérold Israël, a visité les locaux de l'Asile communale une structure dépendant de la Mairie de Port-au-Prince qui prend en charge des nécessiteux du troisième âge. Au cours de la visite, le responsable du CAS a remis aux asilés quelques équipements et articles essentiels tels que matelas neufs, des kits sanitaires contenant pâte dentifrice, brosse à dents, savon, assiettes, cuillères, gobelets ...et cuvettes.

Selon Hérold Israël, la présence de l'équipe de la CAS à l'Asile s'inscrit dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le gouvernement suite aux nombreux dommages causés par le tremblement de terre aux membres de la population.

Déjà précaire bien avant la catastrophe, la situation des occupants de l'Asile communal s'est aggravée. Le séisme a totalement détruit les deux bâtiments hébergeant les femmes. Celui qui héberge les hommes reste encore debout mais les nombreuses fissures qu'il contient ne rassurent pas les responsables qui préfèrent loger les résidents sous des tentes en attendant la décision des autorités concernées.Le directeur de la CAS, Hérold Israël, au milieu du directeur de l'Asile Morency Benjamin (à gauche) et un agent de sécurité

Selon les explications du directeur de l'Asile communal, M. Morency Benjamin, neuf personnes dont sept asilés et deux employés ont péri le 12 janvier 2010 dans les locaux de l'Asile. Qui pis est, en plus des handicapés et vieillards que l'institution a à sa charge, les dirigeants de ce centre de retraite doivent encore faire face à l'affluence des sans-abri du Bel-Air qui se sont refugiés, depuis la nuit du tremblement de terre, dans la cour de l'Asile quitte à partager la pitance journalière destinée auxpensionnaires.

Vu la menace encourue par les résidents de cet asile de retraite, beaucoup de gens, après la catastrophe, sont venus réclamer des parents asilés pour les transférer dans des endroits plus sûrs. Le directeur, M. Morency a de grosses inquiétudes quant aux possibilités de pouvoir nourrir ses protégés dans les jours à venir. A ce sujet, il dit compter sur la bonne volonté des citoyens et institutions du pays pour venir en aide à ces nécessiteux comme l'ont déjà si bien fait des institutions comme Food for the poor et CARPA.

Par ailleurs, le directeur général de la CAS promet un appui aux asilés qui irait au-delà de cette période de crise. « Nous avons pour mission de continuer à les assister après la catastrophe, sans cependant entrer en collision avec les commissions de crise engagées a cet effet par le gouvernement.


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